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DISTILLA'SUN

Le projet des lycéens tourangeaux fait le buzz !

 

La COP22 sur les changements climatiques s’est tenue du 7 au 18 novembre à Marrakech. L’Accord de Paris, adopté il y a un an lors de la COP21, est entré en vigueur le 4 novembre dernier avec l’objectif de contenir la hausse de la température moyenne sur la planète en-dessous de 2°C. A l’occasion de cet événement réunissant les hauts-es dirigeants-es du monde entier, des élèves de terminale scientifique du lycée Vaucanson (Tours) ont eu l’honneur de présenter leur projet Distilla’Sun, une belle manière de fêter les 10 ans de Vauc’en Sciences.

 

Photo / Vauc'en Sciences

 

Les travaux des jeunes lycéens ont reçu le Premier Prix au concours scientifique national C.Génial et une médaille d’or au Salon des Jeunes Inventeurs de Monts (Indre-et-Loire). Ils ont enfin eu le privilège d’exposer leurs travaux lors de la COP22 à Marrakech, au sein de l’agora ouverte au public, et cerise sur le gâteau, les lycéens ont présenté Distilla’Sun au Président de la République François Hollande en personne.

 

Une expérience pédagogique, écologique et culturelle

 

Au côté de leur professeur de physique-chimie Emmanuel Thibault, et à la demande d’un partenaire marocain, la Fondation Dar Bellarj, six lycéens de Vaucanson se sont portés volontaires pour tenter l’aventure d’un projet solidaire. Ces jeunes scientifiques ont imaginé un système de distillation d’eaux florales à l’aide d’énergie solaire afin de faire perdurer une tradition ancestrale marocaine menacée de disparition. Leur création repose sur une parabole recyclée pivotante pour suivre le déplacement du soleil, recouverte d’un effet miroir pour capter le réfléchissement des rayons du soleil sur une cocotte minute remplie d’eau et de plantes. Ces eaux parfumées sont très utilisées au Maroc : l’eau de fleur d’oranger pour la cuisine, l’eau de rose démaquillante, l’eau de thym ou de romarin pour leurs vertus curatives des affections respiratoires et digestives.

 

 

Réalisé hors programme scolaire, sur la base du volontariat, ce projet constitue une expérience pour le moins concrète et pédagogique pour ces élèves ayant mis la théorie en pratique. Initiés à l’hydrodistillation, les élèves ont à leur tour joué aux professeurs en expliquant leur démarche à leurs camarades, les sensibilisant ainsi à l’importance de la préservation des traditions ancestrales et plus généralement à l’interculturalité, la solidarité internationale et au respect de l’environnement. Et lorsqu’un jeune parle à un jeune, l’effet opère tout de suite indéniablement ! Le projet a par ailleurs également donné lieu à la création d’une pièce de théâtre franco-marocaine intitulée « Senteurs d’ici et d’ailleurs » pour sensibiliser petits et grands. Plusieurs représentations publiques et un public conquis !

 

 

 

Photo: Facebook Distilla'Sun

 

 

Vidéo réalisée par France 3 Centre-Val de Loire

Retrouvez toutes les vidéos du projet sur le site de

 

 

Interview des jeunes lycéens porteurs du projet Distilla’Sun

Killian Blois, Waldan Girard, Justine Listrat, Rohan Nowak et Thomas Ramezanizadeh (avec l'aide d’Emmanuel Thibault, enseignant en physique-chimie au lycée Vaucanson).

 

 

« Le projet allie sciences, écologie, solidarité,  culture, social,  ce qui en fait un projet très intéressant et attractif ! Je dirais quand même qu'au départ,  ce qui m'a vraiment accroché et donné envie de participer est le côté écologique, car c'est un sujet qui me tient très à cœur. » (Thomas R.)

 

« L'idée m'est venue car tous mes camarades déjà impliqués dans le projet étaient des copains au lycée, et me parlaient parfois de leur projet d'inventer un dispositif de distillation solaire au Maroc. De plus, l'idée de voyager et de vivre des choses ensemble, dans le cadre du lycée, est toujours une source de motivation inépuisable. » (Killian B.)

 

 

« C'était très impressionnant. Les COP, c'est quelque chose dont on entend parfois parler à la télé,  on sait que des politiciens du monde entier s'y rencontrent, mais ça a un côté "grand événement inaccessible". C'était une vraie joie pour moi d'être présent sur ce lieu pour promouvoir Distilla'Sun. Il y avait beaucoup de personnes qui venaient voir notre stand à cause de la parabole et de la cocotte qui lui donnaient un air atypique. On enchaînait les présentations à une cadence assez importante, en variant les formes en fonction du public. J'ai aussi pu rencontrer les représentants de certaines ONG dont je suis les activités sur les réseaux sociaux et cela m'a vraiment fait plaisir. » (Thomas R.)

 

« Nous avons pu présenter notre projet à énormément de monde : des lycéens comme des universitaires ou bien des professionnels, aussi bien français que marocains, anglais ou américains. Nous avons été très agréablement surpris de l’engouement énorme qu’il y avait pour notre projet et l’intérêt pour ce dernier que portaient toutes les personnes auxquelles nous l’avons présenté. » (Waldan G.)

 

« Nous avons eu du mal à y croire. C’était une expérience exceptionnelle que nous ne sommes pas prêts d’oublier. C’était notre premier pas dans le « vrai » monde de l’entreprenariat et de la communication. Nous étions un peu perdus dans l’immensité de cet évènement au début. Nous avons rencontré des centaines de personnes pendant quatre jours et présenté notre projet quasiment sans interruption pendant le temps que nous y étions. Globalement, ce fut une expérience très enrichissante, bien qu’épuisante, car nous devions toujours être au maximum de nos capacités. » (Rohan N.)

 

 

« Ça fait assez bizarre de se dire qu'un homme avec autant de responsabilités est entrain de nous accorder du temps pour qu'on lui expose notre projet. » (Thomas R.)

 

« Cela est avant tout une consécration, nous ne sommes pas une grande entreprise mais seulement une petite association de lycée et nous sommes parvenus à présenter notre projet au Président de la République ! Cela peut légitimement nous rendre fiers de nous et de notre travail. Bien que ce fut quelque peu déstabilisant, nous avons eu un plaisir immense à lui expliquer le fruit de nos travaux. » (Waldan G.)

 

« Nous avions déjà eu l’occasion de rencontrer des ministres, mais l’optique de rencontrer le Président était d’une toute autre ampleur. Il s’est montré chaleureux et intéressé par notre projet, il devançait même parfois nos propos. Ce fut une manière parfaite de clore notre passage à la COP 22. » (Rohan N.)

 

 

« Oui nous avons renouvelé le partenariat avec l’association BISS (Bolivia Inti Sud Soleil) avec qui nos prédécesseurs avaient installé et développé des fours solaires au Maroc. BISS étant désormais basé au Maroc, nous avons rétabli ce partenariat afin que nos dispositifs de distillation solaire se développent de plus en plus comme nous l’espérons depuis le début de Distilla’Sun. » (Waldan G.)

 

« Un entrepreneur français basé au Maroc, séduit par notre projet, nous a proposé de fabriquer gratuitement un moule pour reproduire les pales de notre parabole démontable. Nous avons donc mis en relation nos deux nouveaux partenaires, et un futur plein d’espoir pour notre projet a commencé à voir le jour : reproduire la parabole à moindres frais et diffuser notre système dans les pays qui en auraient besoin. Cela nous a donc permis de passer la main sur ce projet sans qu’il ne s’éteigne, ce qui dépassait largement nos attentes. » (Rohan N.)

 

 

« Le théâtre a une grande importance dans ce projet car il a pour origine et fil conducteur la science. Cependant cette science peut très parfois être compliquée à appréhender et la pièce va permettre de vulgariser et démocratiser les aspects scientifiques du projet. » (Waldan G.)

 

« Le théâtre nous a permis de présenter notre projet en adoptant une autre approche plus ludique et à la portée de tous et il m'a permis de mieux m'exprimer a l'oral. » (Justine L.)

 

« Elles ont ajouté une dimension humaine et culturelle au projet à la base très basé sur le scientifique. De plus, mixer le français et le marocain permet de rapprocher les deux cultures tout en faisant rire le public. » (Killian B.)

 

«  Le théâtre nous a permis d'apprendre à nous connaitre, de souder des liens forts, avec les Français autant qu'avec les Marocains. Personnellement j'ai trouvé cette expérience sur les planches très agréable,  ça apportait un volet plus artistique et culturel à ce projet par essence très scientifique. » (Thomas R.)

 

 

« Les Marocains que l'on a croisé étaient très ouverts et gentils, nous avons même créé des liens très forts avec les jeunes de la Fondation Dar Bellarj. » (Justine L.)

 

« J'imaginais ce pays comme assez pauvre mais beau, et les gens comme chaleureux. Cette image s'est finalement révélée assez vraie et l'hospitalité des Marocains a été bien au-delà de mes espérances. » (Killian B.)

 

« Avant, ce n'était pour moi qu'un pays du Maghreb parmi d'autres. Le Maroc m'évoque aujourd'hui un grand nombre de souvenirs, de lieux et de personnes que j'affectionne. Il m'évoque une culture, des paysages, des gens et une cuisine exceptionnels ! » (Thomas R.)

 

« Le projet nous a ouvert les yeux sur le monde, sur une vie si différente de la nôtre de part la culture ou les modes de vie. Nous nous sommes rapprochés et liés d’une forte amitié avec les jeunes marocains qui existera à jamais et ce grâce au fait que l’on soit différents mais finalement identiques et complémentaires. » (Waldan G.)

 

« Maintenant je vois le Maroc comme une deuxième maison et les Marocains comme une deuxième famille. C’est un monde où musique et bonheur sont omniprésents. » (Rohan N.)

 

 

« C'est fondamental pour partager ce que nous faisons et pourquoi nous allons dans différents endroits présenter le projet. Les « profs », tout comme les élèves, sont globalement extrêmement ouverts et nous encouragent beaucoup dans le projet. » (Killian B.)

 

 

« C'est ce qui constitue la culture marocaine. Sans cela, c'est une partie de l'identité du pays qui s'effondrerait et tomberait dans l'oubli. » (Killian B.)

 

« Les traditions étaient très présentes il y a quelques années mais ont commencé à disparaître peu à peu. Nos deux partenaires, la Fondation Dar Bellarj et la Maison de la Photographie de Marrakech, œuvrent justement pour ramener les traditions qui se sont perdues au fil du temps, car c’est une des richesses du pays, et cela constitue en quelque sorte l’unité de cette nation, qui est une grande famille. » (Rohan N.)

 

« Les traditions sont comme les racines de la plante : elles sont garantes de la stabilité et nous servent de bases sur lesquelles on peut s'appuyer pour nous développer. Il nous faut les transmettre afin que chaque génération puisse s'appuyer dessus, s'en servir comme repère, surtout dans ce monde en pleine mutation. » (Thomas R.)

 

« Les identités se perdent peu à peu laissant place à une seule identité commune à toute la planète or c’est la diversité des cultures, des traditions et des populations qui fait la beauté de ce monde. » (Waldan G.)

 

 

« Ahaha oui c'est pas faux! Être dans un lycée portant son nom a peut-être été une source d'inspiration pour nos professeurs et nous même, qui sait ? » (Thomas R.)

 

« Pour ma part, je suis rentré au lycée Vaucanson avec l’intention de devenir ingénieur, mais sans me douter que je me retrouverais embarqué dans une telle entreprise. Cependant, c’est plus le côté sociétal et la démarche de communication que nous avons dû adopter qui m’ont séduit. Je ne crois donc pas que j’étais prédestiné à l’innovation mais peut-être plus à la communication. Chacun des membres de l’équipe a apporté sa pierre à l’édifice, et c’est grâce à un travail collectif que nous avons pu aller si loin. » (Rohan N.)

 

 

« Bonne humeur, génial, partage, amour, sciences, extraordinaire, amitié… »

 

« Fabuleuse, inoubliable et à revivre. Fabuleuse car c’est un véritable succès et une consécration pour nous de présenter notre projet à la COP22, un événement mondial sur un thème innovant et qui nous tient à cœur: l’écologie. Inoubliable car ce fut un honneur et une chance de pouvoir le présenter au Président de la République qui était très intéressé par celui-ci. Et enfin à revivre car je souhaite à tout le monde d’avoir la chance de vivre ça un jour afin de se rendre compte de la beauté du monde qui nous entoure et de la manière dont son travail peut être récompensé. » (Waldan G.)

 

 

Pour allez plus loin, retrouvez l'actualité du projet sur la page .

 

 

Mis à jour le 16 mars 2018
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