Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) a publié en août 2011, un rapport intitulé "Ecosystems for water and food
security", écrit en collaboration avec l'Institut international de la gestion de la ressource en eau (IWNI) et 19 autres organisations.
Le rapport met en avant qu' actuellement, 1,6 milliard de personnes vivent dans des zones déjà en proie à une pénurie d'eau et on pourrait arriver à 2 milliards si jamais on ne change rien. Pour les auteurs, il est essentiel que des changements importants soient opérés en particulier en matière de pratiques agricoles, de régimes alimentaires et d'urbanisation.
Concernant le secteur agricole, le rapport considère que, sans évolutions notoires, la quantité d'eau nécessaire à l'agriculture (...), qui est de 7.130 kilomètres cubes aujourd'hui, augmentera de 70 à 90% pour nourrir neuf milliards de personnes d'ici à 2050.
Les experts ont formulé des recommandations sur trois domaines suite à ce constat :
Le PNUE estime qu' il faut passer de systèmes de production alimentaires à des ''agrosystèmes'' qui offrent une plus grande diversité de services. Le rapport préconise un renforcement de la recherche sur l'amélioration des techniques d'irrigation, sur la préservation des zones humides ou encore sur l'adaptation des cultures aux effets du changement climatique.
Selon le PNUE, les variations climatiques pourraient d'ailleurs réduire la production agricole africaine de 15 à 30%. Les experts soulignent que le développement des synergies entre agriculture, élevage, pêche et horticulture pourrait être un facteur déterminant en matière d'économie d'eau dans les années à venir.


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