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Virus Ebola, une urgence de santé publique mondiale - situation le 3 octobre 2014

Virus Ebola, une urgence de santé publique mondiale - situation le 3 octobre 2014

Le pessimisme affiché par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) face à l'amplification exponentielle en Afrique de l'Ouest de la fièvre hémorragique Ebola interpelle la communauté internationale sur la nécessité de freiner rapidement la propagation du virus.

Qu’est-ce que le virus Ebola ?

À l’origine, le virus aurait été transmis de la chauve-souris au singe qui a ensuite contaminé les hommes ayant manipulé ou consommé la viande de ces animaux infectés. La souche de l’épidémie actuelle a désormais muté et se transmet de l’homme à l’homme par un contact direct avec un fluide corporel (sang, salive, sécrétion, etc.).

 

Un bilan qui s’alourdit très vite

L’épidémie de 2014 est de loin la plus meurtrière depuis le premier cas recensé en 1976 au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo - RDC), aux abords du fleuve Ebola d’où le virus tient son nom. Au 23 septembre dernier, ce sont plus de 3000 décès recensés en Afrique de l’Ouest (Libéria, Guinée, Sierra-Léone, Nigéria, RDC et Sénégal – cf. carte), dont presque la moitié ces dernières semaines et sachant que la majorité des cas de contamination ne serait pas connue. Et le pire est à venir d’après l’OMS qui estime à 20.000 nouveaux cas d’infection dans les six prochains mois. Le taux de mortalité pour les personnes contaminées est proche de 50%.

 

De nombreux obstacles couplés à un risque de crise alimentaire

Le principal obstacle réside probablement dans le manque de communication et de sensibilisation autour du virus. Il se traduit par une défiance des populations touchées par l’épidémie à l’égard des autorités où les fausses croyances vont bon train, allant jusqu’au complot occidental à des fins expérimentales.

 

La contamination est également favorisée par des centres de traitement complètement saturés et victimes d’une pénurie d’équipement et de leur mauvaise utilisation. Pire, selon The Daily Observer (presse nigériane) « les centres sont presque faits pour garantir la propagation du virus », des propos visant directement les autorités du pays. La communauté médicale, elle, paie déjà un lourd tribu au combat contre la maladie avec plus de 200 morts.

 

La fermeture des frontières pour éviter le risque de propagation a restreint les échanges de marchandises et provoque la flambée des prix pour certaines denrées. La crise sanitaire se double d’un risque de grave crise alimentaire.

 

Traitement et perspectives

L’Union Européenne, la Banque Mondiale et la Banque Africaine de développement se sont engagées à débloquer rapidement les quelques 500 millions de dollars (387 millions €) pour parvenir à maitriser l’épidémie dans les six à neuf mois.

 

Interviewé par Libération, la directrice générale adjointe de l’OMS faisait récemment le triste constat d’une épidémie largement sous-évaluée. Face à l’urgence, l’OMS expérimente 8 traitements et 2 vaccins pour combattre la maladie. Le ZMapp, testé avec succès sur quelques patients contaminés, semble être le produit le plus prometteur.

 

Désespéré, un médecin libérien a, quant à lui, administré du « lamivudine », un antiviral prescrit aux personnes atteintes du VIH, pour un résultat inespéré de 13 patients soignés sur 15. Un laboratoire est désormais chargé d’étudier ce travail de plus près.

 

Impacts sur les acteurs de région

La restriction des déplacements aura pour première conséquence le report de nombreux évènements à dimension internationale, impliquant notamment des acteurs de la Coopération et Solidarité Internationale (CSI) en Région Centre.

 

Mais cette crise sanitaire doit avant tout être l’occasion de renforcer le soutien aux populations concernées en Afrique de l’Ouest, en développant des actions visant à garantir un accès aux soins efficace à tous et à sensibiliser sur les bonnes pratiques afin d’éviter la propagation de l’épidémie.

 

Quels risques de propagation en France et en Europe ?

D’après ses proches, la Française touchée par Ebola, récemment rapatriée, se trouve dans un état stable. Les premiers résultats de son traitement sont attendus en fin de semaine.

 

D’après la ministre Marisol Touraine, ces risques sont faibles mais ils impliquent des mesures de précautions. À ce titre, il est fortement déconseillé de se rendre dans les pays touchés. S’il s’agit d’impératifs, il ne faut ni consommer ni manipuler de la viande de brousse, se laver fréquemment les mains et éviter les contacts avec les personnes présentant les symptômes de la maladie (forte fièvre, etc.). Pour obtenir des informations actualisées et connaitre les bons gestes, consultez les recommandations de la rubrique «Conseils aux voyageurs » sur

 

Pour obtenir des informations sur les acteurs CSI de la Région Centre en Afrique de l’Ouest, consultez notre répertoire sur www.centraider.org

 

Consultez également le centre de médecine des voyages des centres hospitaliers de votre département.

 

Article rédigé par Anthony Sigonneau

anthony.sigonneau@centraider.org

  • Carte virus Ebola - 3 octobre 2014

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  • Carte virus Ebola - 26 août 2014

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Mis à jour le 3 octobre 2014
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