Centraider Coopération et solidarité internationale en région Centre

Acteurs de la coopération en région Centre

Enkadia Sini et Idiely-Nà Mali

Enkadia Sini et Idiely-Nà Mali

Aider à l'installation de jardins à proximité de pompes à eau pour lutter contre la désertification et diminuer la vulnérabilité économique et alimentaire de villages dogons, cercle de Bandiagara, région de Mopti – Mali.

Depuis plusieurs années, deux associations de la région Centre, Enkadia Sini et Idiely-Nà Mali, interviennent au Mali, dans la région de Mopti.
Tout en poursuivant leurs propres projets de développement au sein de plusieurs villages en pays Dogon ou à proximité de Mopti et de Sofara, ces deux associations ont décidé de s’unir et de s’engager ensemble sur certains projets qui réclament une union des compétences, des moyens techniques et financiers plus importants.
Projet 2011-2012 :  " Les Jardins d’Angolou "Ce projet 2011-2012 entend créer et développer de petits jardins potagers autour des pompes manuelles déjà en place dans la plupart des villages au pied de la Falaise de Bandiagara.
Cela permet d’utiliser l’eau qui s’écoule et se perd au moment du puisage. Une simple rigole conduit cette eau vers un jardin clôturé situé à proximité et où sont plantés arbres greffés, fruitiers et autres cultures vivrières.
Une expérience déjà menée sur place en 2010 par l’association Idiely-Nà Mali démontre que la quantité d’eau récupérable est suffisante pour un jardin de 150 m² minimum.

Le projet 2011-2012  propose de généraliser l’expérience - dans un premier temps - sur un certain nombre de pompes entre Nombori et Komokani, soit une dizaine de pompes parmi une vingtaine de pompes possibles.


Objectifs du projet 2011-2012

  • Eviter une perte d’eau importante à proximité des pompes à eau et utiliser cette eau pour des plantations, contribuer ainsi à la lutte contre la désertification,
  • Offrir à une personne âgée un travail proche de chez elle, compatible avec ses capacités physiques et qui lui permette de transmettre son savoir faire auprès du public fréquentant la pompe.
  • Diversifier et améliorer les productions agricoles des populations de la zone du projet
  • de façon pérenne et apporter de nouvelles essences d’arbres (arbres greffés…)
  • Diminuer la vulnérabilité économique et alimentaire dans quelques villages situés au bas de la Falaise de Bandiagara.

Description du projet
Description technique : L’eau " perdue " en provenance de la pompe à eau est dirigée par un drain en ciment vers le jardin.
Schéma - Aménagement possible des pompes :
Rigole vers le jardin et collecte de l'eau supplémentaire qui peut continuer ainsi à servir d'abreuvoir sans transformer cet espace en boue.
En fonction des lieux, l’installation peut être différente mais le choix des sites "jardins" devra se faire en fonction d’un possible agrandissement ultérieur des jardins.
 

 

Démarche auprès des villages susceptibles d’être bénéficiaires
 Le choix des villages bénéficiaires a été déterminé dès septembre 2011 par M. Mamoudou Songué, représentant des deux associations au Mali. Celui-ci a organisé des réunions avec les chefs de différents villages du bas de la falaise de Bandiagara et un représentant de la commune de Dourou. Tous se sont montrés favorables au projet qui s’inscrit dans le plan local du développement de la commune rurale de Dourou.
Le projet a ensuite été présenté à l’Assemblée régionale de Mopti, où il a reçu un avis de non-objection puis au Conseil régional Région Centre (France) qui a accordé une subvention (50 % du Projet).


Participation des bénéficiaires
Les associations prennent en charge l’acquisition des matériaux (ciment, poteaux, grillage, fil de fer, visserie) et leur transport jusqu’à Dourou. Elles assurent également l’achat des premiers plants et des pots.
Les villages bénéficiaires - sous le contrôle du Chef de village - prennent en charge le gardiennage éventuel des matériaux à Dourou, leur transport entre Dourou et le village concerné, la construction proprement dite du jardin (mise en place de la clôture, mise à disposition du sable et du gravier, plantations) et son entretien ultérieur.
Les Chefs de village s’assurent qu’ils disposent de la main d’œuvre suffisante pour effectuer la contrepartie en travail d’installation.
Chaque bénéficiaire du jardin sera choisi par le village et individuellement responsable de son jardin. Il peut bénéficier de l’appui technique des 2 associations. Les associations ont souhaité que les jardins soient placés sous la vigilance d’un Ancien (homme ou femme) ce qui, jusqu’à présent, s’est réalisé.

 

Tu me  donnes, je te donne – on échange nos compétences

 

Dès le jardin mis en place, l’agriculteur responsable se voit attribuer des pots plastiques pour ses cultures ainsi qu’un certain nombre de petits arbres (papayers, bananiers, arbres greffés, etc…)  -  en échange il doit remettre chaque année une vingtaine de plants d’arbres aux associations, arbres qui seront offerts à des agriculteurs du voisinage, sur des sites choisis par les chefs de village.
 
Répartition des compétences et des missions entre les différents intervenants
Le choix des sites s’est effectué sous la coordination du représentant des associations avec l’accord et la participation concertée des chefs coutumiers et de la Municipalité de Dourou. Ont alors été fixés, les emplacements des jardins et leur implantation exacte, la désignation des responsables de la mise en place de la clôture et des canalisations, la désignation du responsable de la culture et de l’entretien, les différentes essences d’arbres à planter (arbres greffés, papayers, bananiers…).
En cas de désaccord sur l’implantation et la gestion d’un site entre les autorités et les associations, le site n’aurait pas été retenu.


Les mesures prises pour viabiliser la structure, le programme

  • Contrôler par des visites régulières la protection des parcelles contre les dégâts des animaux,
  • Offrir aux bénéficiaires le support technique pour la culture et l'entretien des arbres,
  • Offrir aux bénéficiaires le support technique nécessaire pour assurer le démarrage de la plantation.  

La valorisation de leur capital par les paysans est une bonne incitation pour qu’ils investissent eux-mêmes du temps et de l’effort dans leurs parcelles.


Difficultés rencontrées
Au début septembre 2012, soit 6 mois après le lancement des premiers travaux, quatre jardins ont été mis en place.



Participation active de la population mais les jeunes ne se sont investis dans les travaux qu’avec l’assurance que leur village bénéficierait d’un autre projet. Leur demande étant réaliste et réalisable (adduction d’eau), les deux associations entament l’étude de cette nouvelle action.
Le jardin fonctionne bien à Yéné, le responsable gère parfaitement son terrain.
 

 

 

 


Aucun problème, la population a participé efficacement et le jardin est bien entretenu !
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


C’est le dernier aménagement mis en place (début août). Mamoudou Songué s’est montré satisfait de la réalisation.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Komokani
Trois sacs de ciment ont disparu et les explications du Chef de village ne sont pas très convaincantes ! Dès le grillage mis en place, l’aide a été suspendue en attendant des éclaircissements.
Aucun détournement ne sera accepté, quel qu’il soit et si minime soit-il, c’est la façon d’agir des 2 associations.
 

 

 

 

 

Parfois quelques petits problèmes pour définir l’implantation :

  • les pompes et les terrains sont parfois privés et les propriétaires en refusent l’usage,
  • il importe aussi de prévoir un agrandissement ultérieur si nécessaire.

Techniquement, Mamoudou Songué n’a pas rencontré de grosses difficultés, il a déjà mis en place au nom d’Enkadia Sini plusieurs potagers – beaucoup plus vastes – dans d’autres villages. Sur chaque site, il a été aidé par un habitant proche avec lequel il entretient des relations amicales.
Une pluie importante à la fin juillet a arraché 2 poteaux au jardin de Yéné mais ceux-ci ont été recelés aussitôt.
 
Evaluation
Les sites font l’objet d’une visite régulière de la part de Mr Mamoudou Songué – cela se maintiendra au moins sur une période de 3 ans.
Au-delà de cette période, l’autonomie totale (souhaitée) de la population doit pouvoir être obtenue pour assurer la pérennité du projet en site et permettre de développer les mêmes structures en d’autres endroits.
Il sera cependant très difficile d’évaluer l’impact économique de la mise en place des parcelles, mais on recherchera l’éventuel progrès en autosuffisance, le revenu additionnel créé par les activités … – en souhaitant que des troubles d’ordre politique ne viennent empêcher la poursuite puis le maintien de cette action.
 

Vie quotidienne
Dans deux villages, la restauration du représentant des associations n’a pas été prise en charge par les habitants. C’est peu de choses mais ce détail démontre que ce projet n’est peut être  pas toujours considéré à sa juste valeur !
 

Plan de financement - budget
Le financement est assuré à 50 % par une subvention de la Région Centre et à 50 % par les fonds propres à Idiely-Nà Mali et à Enkadia Sini.
Sur les 6 premiers mois de mise en place (4 jardins), on peut évaluer le coût d’une implantation à environ 700 € (outillage, poteaux, grillage, essence et transports, ciment, etc…).
 

  • Travaux à Nombori

    Travaux à Nombori

  • Plantation d'arbres fruitiers

    Plantation d'arbres fruitiers

  • Pompes et enclos

    Pompes et enclos

Mis à jour le 24 janvier 2013
Centraider, Réseau régional des acteurs de la coopération et de la solidarité internationale Pôle Chartrain - 140, Faubourg Chartrain - 41100 Vendôme - Tél. : 02.54.80.23.09
Centraider est une association loi 1901 soutenue par la Région Centre et l'Etat
Conception et hébergement Logo Axn informatique © 2011
Conformité de votre site aux normes du W3C, organisme de standardisation du web
Valid HTML 4.01 Transitional