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Djangon Barani

Djangon Barani

Coopération avec le village de Barani, au Burkina Faso. Djangon Barani signifie en fulfuldé, la langue peule, "Barani de demain". L'association a été créée en 2010, à la suite de plusieurs séjours à Barani de ses membres fondateurs, pour aider les habitants dans leurs projets de développement.

Barani, un village démuni et isolé

La province de la Kossi, où se trouve le village de Barani, est l'une des moins développées du Burkina Faso, qui reste encore parmi les dix pays les plus pauvres du monde selon l’ONU.

L’aggravation de la sécheresse, l’isolement, le mauvais état des pistes qui imposent de longues et difficiles heures de route depuis la capitale Ouagadougou, font de Barani un village pauvre parmi les plus pauvres du pays. Situé en limite de la zone sahélienne, il subit les aléas climatiques, qui y deviennent vite sources de problèmes voire de catastrophes alimentaires.
Pourtant, ce village de 5 000 habitants, centre d’une commune rurale de plus de 50 000 personnes et d’une chefferie prestigieuse, est l'un des centres majeurs de la culture peule, fêtée chaque année lors du FECHIBA (Festival international culturel et hippique de Barani).

Les objectifs de l'association

Plusieurs séjours à Barani des fondateurs de l'association leur ont permis d'entrevoir les difficultés de la vie quotidienne dans ce village. En 2010, l’association Djangon Barani fut créée afin de venir en aide à cette population particulièrement démunie.

Les projets de nature participative sont issus des demandes de la population, exprimées lors de rencontres organisées par les autorités municipales et visent à renforcer l’autonomie de cette population afin qu'elle devienne elle même actrice de son développement.

 

Monsieur Sidibé, maire de Barani. Grâce à un solide partenariat local, Djangon Barani a d’ores et déjà réalisé deux actions d’envergure, est engagée dans un programme de diffusion de l’agroécologie et a un projet d’embouche en milieu scolaire. Le maire de Barani, monsieur Boukary Sidibé, représentant local de l’association, met toute son énergie à faciliter nos actions.

 

 

 

Les principales actions

Le parrainage des collégiens

Le CEG de Barani a ouvert ses portes à la rentrée scolaire 2008, juste quelques mois après notre première visite dans le village. Tout de suite des contacts se sont noués avec le directeur de l’établissement qui nous a fait part de la difficulté à sensibiliser la population à la scolarisation de leurs enfants, et particulièrement de leurs filles. L’idée de parrainer les collégiens est donc née avec l’association.
En 2008, il y avait à peine 50 enfants en classe de 6e, ils sont aujourd’hui 200 et près de 500 pour tout le CEG. On peut saluer ici le travail du directeur, monsieur Traoré, qui accueille chaque année plus d’élèves alors que les locaux destinés à les abriter ne sont toujours pas terminés et que l’État n’assure pas le salaire de tous les enseignants.


Le groupe de parrainage.

 

C’est sur sa proposition que les critères du parrainage ont été établis : l’association paie 75 % des frais de scolarité des 10 meilleurs élèves de chaque classe. De notre côté nous avons demandé que la parité garçon-fille soit respectée. Ainsi, 50 enfants sont désormais parrainés. L’association fera de son mieux pour assurer la communication entre parrains et filleuls dans un village où Internet n’existe pas et où le premier bureau de poste est à plus de 60 km.

Prolongeant le parrainage, les actions en faveur du collège porteront bientôt sur le passage du CM2 à la 6e, qui exclut, faute d’argent, de très nombreux enfants méritants, et sur la classe de 3e, prélude au lycée. De même, une aide spécifique au logement des collégiens venant des villages éloignés de Barani est à l’étude.

 

Le jardin des femmes

Dans le village de Barani, culture peule oblige, l’élevage domine toutes les autres activités et l’agriculture, vivrière et basée sur le mil, n’est pratiquée qu’en saison des pluies. Cultivés à plus de 50 km, les fruits et légumes frais ne parviennent dans le village que le jour du marché hebdomadaire.
Désireuses de faciliter leur approvisionnement tout au long de l’année, 71 femmes déjà constituées en deux groupements, ont demandé à avoir un jardin et ont choisi d’en assumer collectivement la gestion.
Après les avoir longuement rencontrées, l’association a acheté le matériel nécessaire (clôture, outils, semences…) et a établi un cahier des charges du projet, que les femmes se sont engagées à respecter. Mis à disposition par le maire, le terrain d’environ 1 500 m2, situé près d’une pompe pour l’arrosage, a été enclos afin de le protéger des bœufs qui divaguent dans la commune en saison sèche.

Forage du jardin des femmesUne fois la terre retournée, les femmes se sont chargées des semis et de leur entretien avec les conseils techniques des agents de l’agriculture et d’un instituteur pionnier du jardinage, monsieur Konaté, qui sera notre référent pour ce projet.

Avec l’appui et la bonne volonté de tous, le rêve de disposer de tomates et de légumes frais à Barani, notamment pendant la longue saison sèche, est en train de se réaliser. Les légumes de ce potager collectif, destinés à être vendus, apporteront des revenus supplémentaires aux femmes, qui assurent pour une large part l’entretien de leur famille et la scolarisation des enfants. 
Prolongeant cette action, qui constitue en soi une révolution - culturelle notamment car les deux groupements de femmes peuls et rimaïbé (anciennes esclaves des peuls) travaillent ensemble, une formation à l’agriculture biologique sera prochainement délivrée par l’AVAPAS (Association burkinabé pour la vulgarisation et l’appui aux producteurs agroécologiques au Sahel).

 

La diffusion de l’agroécologie en partenariat avec BIOSOL, programme de recherche de la région Centre
Débutant en janvier 2012, le programme de recherche BIOSOL, financé par le Conseil régional, a pour objectif de promouvoir des connaissances agronomiques innovantes, dites d'intensification écologique, susceptibles d’assurer un développement socio-économique durable et autosuffisant. Il s'inscrit dans le souci de nourrir la planète par l'utilisation de procédés agricoles performants et locaux qui ne créent aucune dépendance technique ou économique. Il tente aussi d'apporter une réponse aux défis multiples du changement climatique en zone sahélo-soudanienne (désertification, perte de fertilité des sols, paupérisation, insuffisance alimentaire, migrations forcées...). Son originalité provient de l'étroite collaboration entre sciences biophysiques (CNRS), sciences humaines (Universités d’Orléans et de Tours), et acteurs de l'aide au développement français (Centraider, Loos N'Gourma, Djangon Barani) et burkinabés (AVAPAS, autorités locales). De la mise au point scientifique des techniques d’intensification écologique à leur adoption et utilisation autonome par les paysans locaux, c'est toute la chaîne des transferts de compétence que se propose de réaliser le programme BIOSOL durant trois ans. 
Barani est, avec Sampieri en pays Gourmanché et Orodara en pays Siamou, un des trois sites retenus par BIOSOL. Djangon Barani est chargée de relayer les actions des chercheurs auprès de la population locale afin de diffuser ces techniques permettant de considérablement augmenter les rendements des cultures vivrières et, à terme, de réduire les famines. Un groupement de 17 agriculteurs s’est déjà porté volontaire pour recevoir une formation en agroécologie dispensée par l’AVAPAS. Il devrait constituer le noyau des premiers formateurs endogènes.

 

Récolte de mil.

 

Un projet d’embouche au sein de l’école primaire de Barani

Ce projet d’embouche est avant tout destiné à favoriser la scolarisation des enfants. Il repose sur un double constat : d’une part, la culture peule ne s’ouvre pas facilement à l’école et il s’agit donc de la lui rendre plus familière en y développant l’élevage bovin. D’autre part, les enfants ne mangent pas toujours à leur faim et il s’agit que l’école puisse, en les nourrissant, les attirer davantage. Une aide d’urgence a déjà été fournie en mars 2011 par l’association afin d’assurer un mois de repas aux 500 élèves.
On enregistre dans cette commune rurale des taux de scolarisation particulièrement bas, notamment chez les filles.

Puits pour les bovins.

En concertation étroite avec les directeurs successifs de l’école primaire, MM. Lougué et Soubeiga, et avec les parents d’élèves, l’association se lance dans la construction d’un enclos d’embouche et dans l’achat de jeunes veaux qui, acquis en septembre et revendus en juillet, fourniront tout à la fois un support pédagogique et une source de revenus pour la cantine.

Ce projet, qui implique un investissement important au départ, sera autonome dès la deuxième année, les bénéfices obtenus lors de la vente du bétail permettant à la fois de renouveler le cheptel et d’acheter des vivres. Il fera très prochainement l’objet de différentes demandes de subvention.
 

Vous retrouverez l’ensemble de ces actions et les autres réalisations de Djangon Barani sur son site Internet : www.djangon-barani.com

Mis à jour le 20 août 2012
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